Ce serait déjà bien suffisant pour un bon livre. Pourtant ce n'est pas tout. En deçà de la description des déboires amoureux et professionnels du héros, en deçà du regard désabusé qu'il pose sur le monde des affaires et sur les relations familiales, se devine la flamme intérieure, la force pathétique qui l'habite. Il voudrait être Galaad, celui qui trouva le Graal, parce qu'il était pur. Mais il n'est que Lancelot car il est faible et il a cédé. Il a cédé devant la puissance ancestrale des femmes, venue des entrailles de la terre et de la nuit des temps. Il a abdiqué, devant ce Matriarcat implacable, qui, tel le Moloch, exige des sacrifices et qui depuis des millénaires, forge le destin des hommes.

La question, jusqu'à l'ultime phrase, reste posée. Se libérera-t-il? Se décidera-t-il, tel Prométhée, à braver le destin?

Le mot de l'éditeur :
L'amour est un sujet éternel, récurrent, dirait-on aujourd'hui, essentiel et donc inépuisable; le cheminement vers la création artistique aussi. La question n'est donc pas pourquoi un livre de plus sur l'amour et sur les affres de la création, en l'occurence littéraire mais pourquoi ce livre. Parce que l'auteur suit une voie de traverse originale, l'un de ces chemins buissonniers sur lesquels on a envie de s'engager avec lui en écoutant sa "petite musique" qui trottera longtemps dans nos têtes. Un premier roman à découvrir et un auteur à suivre !

Le mot de l'auteur :
L'une des première question que l'on me pose, habituellement, est s'agit-il d'un livre autobiographique ? tous les livres ne le sont-ils pas, y compris les livres de science fiction ? Mais il n'y a pas de genres en littérature, n'est ce pas, il n'y a que des histoires qui se répètent? Tout le talent de l'auteur ne consiste-t-il pasl à faire croire qu'elles sont différentes ? Quant aux rapports amoureux entre les hommes et les femmes, ils se fondent sur un immense malentendu. Les hommes ne cessent jamais d'aimer quand les femmes ont besoin de détruire l'objet de leurs sentiments pour continuer à aimer. de façon générale, les hommes écrivent sur leurs sentiments quand les femmes écrivent sur leurs ressentiments.

Une traduction du roman et une thèse sur la stylistique de l'auteur ont été faites par
Klará Tesařová, en République Tchèque (voir ICI)
Le mot du critique: Graziella Mimic, journaliste à VVA

Bien plus qu'une banale histoire d'amour, ce livre est le récit d'une quête de la relation idéale, recherche désespérée mais teintée toutefois d'un fatalisme presque philosophique devant la puissance occulte mais bien réelle d'un matriarcat immanent. Le conseil si souvent galvaudé revêt un sens nouveau : si l'on veut comprendre l'homme, il faut chercher la femme, il faut chercher les femmes.
La première impression du lecteur à la découverte de cet ouvrage sera sans doute celle que procure un roman bien tourné, écrit dans une langue opulente et colorée, corsetée dans une syntaxe parfaite. Bref, un roman comme on voudrait en lire plus souvent. Au fur et à mesure qu'il avancera dans la narration, cependant, il se laissera séduire par la trame construite en crescendo dramatique qui le tiendra en
haleine jusqu'à la dernière ligne.
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